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Le chaâbi est un genre musical maghrebin dont il existe de nombreux interprètes en Algérie et au Maroc. Origine et significationChaâbi signifie populaire en arabe, c'est un des genres musicaux le plus répandu au Maghreb, il faut comprendre par populaire comme genre commun ou comme genre par défaut qui constitue le versant "rugueux" de la musique savante issue de la culture arabo-andalouse. De ce fait, le nom Chaâbi en lui même peut désigner des styles musicaux très différents, en fonction des régions et ne possède pas exactement les mêmes sonorités ni la même signification en Algérie et au Maroc.En Algérie, c'est Cheikh Nador, qui a su capter et faire fructifier l’héritage du Melhoun, qui devient précurseur du Châabi et qui lance El Hadj M'Hamed El Anka maître et créateur du genre. Ce style de musique était d'abord appelé "medh" puis en 1947 il est définitivement baptisé "chaâbi" par le musicologue Safir El-Boudali. InstrumentsLe chaâbi mêle les instruments orientaux du classique arabo-andalou à d’autres venus de la musique classique occidentale. On y trouve la derbouka (percussions) et le tambourin, mais aussi le mandole (sorte de grosse mandoline aux sonorités de guitare, munie de quatre cordes doubles en métal), le violon et le banjo, sans oublier le quanoun. Les violonistes de l'arabo-andalouse et du chaâbi utilisent toujours leur violon à la verticale. Quant au mandole, il a remplacé l’oud, le luth moyen-oriental. Il n’est pas rare d’entendre aussi le piano. En revanche, aucun instrument électrique n’est admis, hormis parfois le clavier (pour les quarts de ton). | ||||